Coup franc : Paix des braves !
| TOGO - Foot |
Le vendredi 07 mai 2010, un éclairci est venu dans le ciel assombri du football africain endeuillé par les morts tragiques de Stan Ocloo et Abalo Amélété, puis assommé par la sanction prononcée par la Confédération Africaine de Football (CAF), contre le Togo.
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Comme le criait si bien sur un air de soulagement, le président de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), le Suisse Sepp Blatter, médiateur pour le compte du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), dans ce contentieux, « la victoire, est celle de l’ensemble du football, et en particulier du football africain. Cela montre qu’il est possible de résoudre des conflits internes à la famille du football et de trouver des issues favorables pour toutes les parties prenantes et notamment les joueurs ».
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Une citation qui résume si bien, l’enjeu de l’approche d’un règlement à l’amiable du contentieux. Parvenir à régler un différend, sans créer une tension latente préjudiciable au plus faible des deux parties, dans un contexte de cohabitation et dans l’intérêt des premiers acteurs, que sont les joueurs. Ce pari a été sans trop de mal, gagné. Il s’agit là d’une paix des braves, qui ne laisse aucune des deux parties sur des sentiments de frustrations. Gagner à deux dans un conflit qui oppose deux parties. Voilà qui a été réussi par la CAF et le Togo, avec le concours de Sepp Blatter. « Il n’est pas juste de mettre la force au-dessus de la saine sagesse », conseillait déjà au VIème siècle avant Jésus Christ, le philosophe Xénophane. Et l’instance faîtière du football continental et son affilié national du Togo, l’ont démontré.
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Une disponibilité qui reste à confirmer dès le 15 mai prochain, où le Comité exécutif de la CAF devra confirmer la levée très attendue de la sanction contre le Togo. Mais il restera la question de la réparation des dommages causés aux Togolais, par l’atroce attaque armée. Une échéance qu’attendent les Togolais avec beaucoup d’impatience. Les cas de l’international portier Obilalé Kodjovi et celui de l’entraîneur des gardiens, Nibombé Waké, sont actuellement l’objet de préoccupations et de supputations de toutes sortes. Aux dernières nouvelles, là aussi, les autorités togolaises sont résolues à opter pour la bonne approche. Bis repetita en faveur d’un règlement à l’amiable. Les tractations ont déjà commencé et se poursuivent sur la bonne voie.
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Ici aussi, il n’y aura jamais une bonne guerre, ni une mauvaise paix. Encore que l’acuité des besoins des victimes et le délaissement dont ils sont l’objet de la part du pouvoir togolais, recommandent qu’on passe par des moyens diligents pour leur venir en aide. L’Angola en est capable, et la voie diplomatique est la meilleure pour y parvenir. Il ne sert à rien d’aboyer quand on se sait incapable de mordre. Seuls les intérêts des victimes ou de leurs ayants droits, comptent ici. Toutes les déclamations au nom du Togo, voire d’un patriotisme d’occasion, n’ont de sens par rapport aux desideratas des familles des victimes et des blessés. Le monde du football togolais, on le sait, est peuplé d’opportunistes de tout acabit, mais rien ne justifie qu’ils pensent en imposer aux victimes.
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Mais passé le temps des règlements du contentieux, il urge que le Togo, situe les responsabilités dans le drame qui a frappé la délégation togolaise à Cabinda. Autre problème à régler, la retraite annoncée du capitaine des Eperviers, Adébayor Shéyi. Les causes réelles de cette annonce doivent être recherchées, pour une saine résolution de la crise que fera naître ce retrait au sein de la sélection. Rien ne sert d’arracher la levée de la sanction de la CAF contre le Togo, si elle ne devrait déboucher sur une autre façon de faire. Le Togo doit cesser d’alimenter la chronique des faits divers, dans le football. Ceci passe par la fin de la pagaille au sein des dirigeants. A chacun de prendre ses responsabilités.
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